Location de bateaux : à quoi ressemble la plaisance 2.0 ?

Il arrive de passer sous la dizaine de clics pour réserver sa prochaine croisière ou une simple sortie en mer lors d’un week-end.

Les modes se font et se défont mais pour la location de navires en ligne, le nombre d’adeptes continue de grimper en flèche. Ils naviguent depuis les côtes françaises mais aussi en Grèce, en Croatie, en Italie, en Espagne et à l’autre bout du monde. Si bien qu’il devient maintenant très intéressant de brosser un petit portrait du nouveau plaisancier, celui pour qui internet est une première navigation avant la véritable expérience nautique.

Plaisance 2.0 : des codes faciles à assimiler

On a pu reprocher à juste titre aux nouvelles plateformes digitales de ne pas tendre les mains à ceux qui ne sont pas nés avec un clavier dans la main.

Force est de constater que la location de bateaux sur internet s’accompagne d’une accessibilité supérieure à la moyenne. Le catalogue accessible via seulement un support et une connexion internet rivalise avec les anciens listings.
Il est surtout très appréciable de pouvoir tout consulter lors d’une seule et même session : les avis clients, les photos, la description du navire, les mouillages à proximité, le CV nautique du propriétaire etc.

L’expérience utilisateur se veut la plus fluide possible. Les sessions durent généralement moins de 4 minutes. Le reste du temps est consacré à la recherche annexe du bon port de départ puis du moyen d’arriver « à bon port ». Le plaisancier 2.0 croit fort en l’esprit de communauté encouragé par les différentes fédérations.

La France mais pas que

3427 kilomètres de côtes et quatre façades maritimes. La France se redécouvre au travers d’une location de péniche sur le Canal du Midi, d’une balade en semi-rigide au Bassin d’Arcachon ou d’un tour de Corse en voilier.

Il y a toujours eu cette tentation de partir loin. L’économie collaborative a véritablement ouvert de nouvelles perspectives touristiques à des plaisanciers qui étaient auparavant restés fidèles à l’Hexagone.
Ils n’ont pas pour autant renié leurs principes mais ils aiment de plus en plus prendre le large. Marseille reste (de loin) la première base nautique française. On connaît depuis longtemps les passerelles vers la Guadeloupe et Martinique. L’utilisateur est plus que prêt à se laisser séduire par les Seychelles, Sainte-Lucie, la Dominique, et la Thaïlande qui pointe le bout de son nez avec une hausse conséquente des demandes. Le nautisme à la carte est donc un concept porteur d’espoir.

Une diversification salvatrice

Les générations se rencontrent pour un âge moyen autour de 35 ans. Une étude Jumpshot relaye que sur la base des réservations via TripAdvisor, la croisière et les circuits nautiques sont en hausse de 44% par rapport à 2017.
Le mode collaboratif séduit hommes et femmes (30% en ce qui concerne la gent féminine, enquête Ifop pour France Digitale), moins de 35 ans (41%) et plus de 65 ans (13%). Le secteur nautique semble se réjouir de l’arrivée d’un nouveau type de clientèle.
Par ailleurs, la durée moyenne d’une location de navire tourne autour de 2,6 jours. Les piliers proposent de nouveaux services. Sont apparus les boat clubs alors que l’option du leasing est sur beaucoup de lèvres. Sur Internet, le nombre de clics diminue au contraire de la qualité de la prestation. Le sur-mesure se veut disponible pour tout le monde.

Ces chiffres font écho à une étude de 2015 de la Fédération des Industries Nautiques au sujet des nouveaux modes de consommation du nautisme :

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