Le Code de bonne conduite du plaisancier pour une navigation sécuritaire

Plaisancier
Article issu du compte Facebook Legisplaisance :

La navigation de plaisance est censée être une activité agréable. Pourtant, des plaisanciers perdent la vie et de nombreuses autres sont gravement blessées chaque année dans des incidents nautiques. Or, la plupart de ces décès et de ces blessures peuvent être évités. La réglementation établit une norme de sécurité minimale. Se conformer à la réglementation ou à une norme encore plus rigoureuse aidera à faire de chaque sortie une sortie sécuritaire.

Tous les plaisanciers, du débutant au plus averti, ont la responsabilité de respecter les règles et de partager le plan d’eau avec les autres utilisateurs. Cette fiche établie par l’association Legisplaisance est à votre disposition en espérant qu’elle vous guide dans les étapes nécessaires à une navigation en toute sécurité.

Avertissement : Cette fiche ne doit pas être votre seule source d’information. Compte tenu de l’importance des réformes en matière de sécurité de la navigation, n’oubliez jamais de vous référer aux textes officiels et à la règlementation en vigueur.

 

L’équipement de sécurité

Vous devez avoir le bon équipement à bord. En cas de problème sur l’eau, vous serez beaucoup mieux préparé à réagir si vous avez le bon équipement à bord, si celui-ci fonctionne bien et si toutes les personnes à bord peuvent le trouver et s’en servir. N’oubliez pas que la meilleure protection sur l’eau, c’est de porter en permanence votre gilet de sauvetage.

Tout l’équipement de sécurité à bord doit être :

  • en bon état de fonctionnement;
  • accessible en permanence (et ainsi utilisable en cas d’urgence);
  • entretenu et remplacé conformément aux instructions ou aux recommandations du fabricant.

Ces exigences en matière d’équipement s’appliquent seulement aux navires de plaisance et sont les mêmes que vous possédiez, louiez ou empruntiez un navire. Elles concernent les navires classiques, telles que les navires à moteur, les voiliers et les véhicules nautiques à moteur.

 

Le gilet de sauvetage

Environ 90 % des personnes qui se sont noyées à la suite d’accidents de navigation de plaisance ne portaient pas de gilet de sauvetage.  Même si vous avez un gilet de sauvetage à bord, les conditions  (vents forts, fortes vagues, eau froide, etc.) peuvent être telles qu’il vous sera très difficile, sinon impossible, de trouver et d’enfiler votre gilet.

Pire encore, si vous tombez à l’eau par accident, le navire (transportant votre gilet de sauvetage) peut s’éloigner à tel point que vous ne pourrez pas l’atteindre. Si vous deviez retenir une seule des règles contenues les présentes fiches, ce devrait être de toujours porter votre gilet de sauvetage lorsque vous êtes sur l’eau ou à proximité de l’eau.

  • Gilet de sauvetage SOLAS : retournement le plus rapide, vous retourne sur le dos en quelques secondes pour maintenir votre visage hors de l’eau, même si vous êtes inconscient
  • Gilet de sauvetage standard : retournement moins rapide, vous retourne sur le dos pour maintenir votre visage hors de l’eau, même si vous êtes inconscient
  • Gilet de sauvetage pour embarcations: retournement le plus lent, vous retourne sur le dos en quelques secondes pour maintenir votre visage hors de l’eau, même si vous êtes inconscient

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Vêtements de flottaison individuels (VFI)

Vous pouvez acheter des VFI d’une vaste gamme de types, de tailles et de couleurs homologués. Les VFI n’offrent pas le même niveau de protection que les gilets de sauvetage du point de vue de la flottabilité et de la capacité de vous retourner sur le dos pour respirer. Cependant, ils sont conçus pour être portés en permanence et sont donc plus confortables que les gilets de sauvetage.

Tester votre gilet de sauvetage ou votre VFI

Avant d’acheter un gilet de sauvetage ou un VFI, lisez l’étiquette d’approbation du dispositif : elle contient de l’information précieuse sur la taille, le poids et les conditions d’approbation. Ce n’est pas en situation d’urgence qu’il faut essayer un nouveau gilet ou VFI. C’est une bonne idée de porter le dispositif dans une piscine ou en eau peu profonde, sous supervision, pour voir comment vous flottez. Relaxez-vous et laissez votre tête aller vers l’arrière. Avec un peu d’aide, votre visage devrait demeurer hors de l’eau et vous permettre de respirer facilement. Si ce n’est pas le cas, vous pourriez avoir besoin d’un dispositif d’une taille ou d’un modèle différents offrant une meilleure flottabilité

Achetez à votre enfant un gilet de sauvetage ou un VFI homologué. Vérifiez également que le dispositif présente les éléments de sécurité suivants :

  • un grand col pour soutenir la tête ;
  • des attaches à la taille ou des fronces élastiques à l’avant et à l’arrière ;
  • une courroie de sécurité à l’entrejambe pour l’empêcher de glisser  au-dessus de la tête de l’enfant ;
  • une bande réfléchissante.

Les enfants doivent toujours porter un gilet de sauvetage ou un VFI et demeurer près de vous. Donnez l’exemple et portez votre gilet de sauvetage ou votre VFI chaque fois que vous êtes sur l’eau.

Entretien de votre gilet de sauvetage et de votre VFI

 

Un gilet ou un VFI déchiré ou en mauvais état perd son homologation. Suivez les conseils ci-dessous pour le garder en bon état :

 

Vérifiez régulièrement la flottabilité du dispositif dans une piscine ou en avançant dans l’eau jusqu’à la taille, pour ensuite plier les genoux et vérifier si vous flottez bien.

Vérifiez que les courroies, les boucles et les fermetures éclair sont propres et fonctionnent bien.

Tirez sur les courroies pour vérifier qu’elles sont fixées solidement et ne présentent pas de signes d’usure.

Laissez sécher le gilet de sauvetage ou le VFI à l’air libre et évitez de l’exposer à des sources de chaleur directe.

 

Signaux visuels

  • Lampes de poche étanches : vérifiez avant chaque sortie que les piles de votre lampe de poche étanche sont encore bonnes. En cas de panne de courant, la lampe de poche étanche pourrait bien être le seul moyen d’envoyer un signal de détresse ;
  • Fusées de détresse : les fusées, que vous devez garder à portée de la main, doivent être conservées en position verticale dans un endroit frais et sec (par exemple, dans un contenant étanche) pour préserver leur efficacité. Suivez toujours les recommandations du fabricant en matière d’entreposage sécuritaire. N’utilisez des fusées de détresse qu’en cas d’urgence lorsque vous croyez avoir une chance qu’elles soient vues. La projection d’une fusée de détresse doit se faire en maintenant une inclinaison contre le vent. Si le vent est fort, réduisez cette inclinaison de manière à ce que l’angle ne dépasse pas 45 degrés ;
  • Fusée à parachute : ce système est facile à repérer au niveau du sol (ou de la mer) et du haut des airs. Elle atteint en moyenne une altitude de 300 mètres et redescend à l’aide d’un parachute avec une intensité lumineuse d’au moins 40 secondes ;
  • Feu à main : pour allumer ce type de feu de détresse, tenez-le à distance du navire et sous le vent. Évitez de regarder directement la flamme ;
  • Signal fumigène : dégage une fumée orange dense pendant trois minutes pour un signal flottant et 50 secondes pour un signal à main. Placez le dispositif sous le vent et suivez rigoureusement les instructions.

La durée de vie d’un équipement de sécurité est quatre ans.

Feux de navigation

Les feux de navigation aident à prévenir les abordages en rendant votre navire et son cap plus visibles pour les autres navires. Les bâtiments se trouvant à proximité navigueront en fonction des indications transmises par vos feux. Les indications transmises par les feux de navigation des autres bâtiments peuvent vous aider à déduire leur cap et à savoir s’ils sont à l’ancre ou en train d’effectuer une autre manœuvre.

  • Feu de tête de mât : feu blanc projetant une lumière ininterrompue sur tout le parcours d’un arc d’horizon de 225 degrés et disposé de manière à projeter cette lumière depuis l’avant jusqu’à 22,5 degrés sur l’arrière du travers de chaque bord du bâtiment.
  • Feu de côté : un feu vert placé à tribord et un feu rouge placé à bâbord, projetant chacun une lumière ininterrompue sur tout le parcours d’un arc d’horizon de 112,5 degrés et disposés de manière à projeter cette lumière depuis l’avant jusqu’à 22,5 degrés sur l’arrière du travers de leur côté respectif.
  • Feu de poupe : feu blanc placé aussi près que possible de la poupe, projetant une lumière ininterrompue sur tout le parcours d’un arc d’horizon de 135 degrés et disposé de manière à projeter cette lumière sur un secteur de 67,5 degrés de chaque bord à partir de l’arrière.
  • Feu visible sur tout l’horizon : feu projetant une lumière ininterrompue sur un arc d’horizon de 360 degrés.

Si votre navire est équipé de feux de navigation, ceux-ci doivent fonctionner et satisfaire aux normes techniques établies dans le Règlement pour prévenir les abordages en mer. A ce titre, vous devez :

  • montrer les feux de navigation après le coucher du soleil ou avant son lever, ainsi que par visibilité réduite ;
  • vous assurer que votre bâtiment est équipé des feux appropriés à sa taille et à son type ;
  • vérifier que les feux sont convenablement installés.

Un voilier qui fait route simultanément à la voile et au moyen d’un moteur, doit montrer à l’avant, à l’endroit le plus visible, une marque de forme conique, la pointe en bas.

  • Un navire à moteur de moins de 12 mètres qui fait route doit montrer : des feux de côté bâbord-tribord (rouge et vert) qui éclairent vers l’avant du bateau ainsi qu’un feu sur tout l’horizon (blanc) qui éclaire tout autour de l’embarcation.
  • Un navire à moteur de plus de 12 mètres qui fait route doit montrer : des feux de côté bâbord-tribord (rouge et vert) qui éclairent vers l’avant du bateau ainsi qu’un feu de tête de mât (blanc) qui éclaire vers l’avant du bateau et un feu de poupe (blanc) qui éclaire vers l’arrière de l’embarcation.
  • Un navire à voiles qui fait route doit montrer: des feux de côté bâbord-tribord (rouge et vert) qui éclairent vers l’avant du bateau ainsi qu’un feu de poupe (blanc) qui éclaire vers l’arrière du bateau.
  • Un navire en train de pêcher doit montrer deux feux superposés visibles sur tout l’horizon, le feu supérieur étant rouge et le feu inférieur blanc. Lorsqu’il bouge, il doit montrer des feux de côté bâbord-tribord et un feu de poupe.
  • Un chalutier (navire transportant une cage métallique) en train de pêcher doit montrer deux feux superposés visibles sur tout l’horizon, le feu supérieur étant vert et le feu inférieur blanc. Lorsqu’il bouge, il doit montrer des feux de côté bâbord-tribord et un feu de poupe.
  • L’utilisateur d’un navire à l’aviron, d’un canot ou d’un kayak doit être prêt à montrer immédiatement, pour prévenir un abordage, une lampe de poche. Il est important de réduire la vague de votre embarcation en présence de ces types d’embarcations afin de prévenir un chavirement.
  • Un navire au mouillage doit montrer à l’endroit le plus visible un feu blanc visible sur tout l’horizon.

Réflecteurs radars

Les réflecteurs permettent aux personnes à bord de grands bâtiments de voir les petites embarcations sur leurs écrans radars. C’est parfois le seul moyen qu’ils ont pour vous repérer.

Un réflecteur radar peut accroître votre sécurité sur l’eau, mais seulement s’il est assez gros et bien placé sur votre navire. L’essentiel, c’est sa taille. Achetez donc le plus grand modèle que vous pouvez installer sur votre navire. Comme vous trouverez toutes sortes de réflecteurs de diverses qualités sur le marché, informez-vous bien avant d’acheter. Et rappelez-vous que la hauteur d’installation est également très importante.

Si vous partez pour plusieurs heures, pensez à apporter les articles suivants :

  • Vêtements de rechange dans un sac étanche
  • Eau potable et collations : vous aideront à éviter la fatigue et la déshydratation.
  • Trousse à outils et pièces de rechange : munissez-vous d’une trousse à outils et de pièces de rechange, comme des fusibles, des ampoules, une hélice de rechange, de la boulonnerie, de l’huile de dégrippage, du ruban adhésif en toile et des bougies d’allumage. Aussi, vous devriez avoir à bord (et savoir comment utiliser) les outils et les matériaux pour réparer temporairement une fuite dans la coque.
  • Trousse de premiers soins : lorsque vous naviguez, vous pourriez vous retrouver loin d’une assistance médicale. Munissez-vous d’une trousse de premiers soins. Rangez-la dans un endroit sec et remplacez régulièrement les articles utilisés ou périmés. Remplissez-la pour que son contenu réponde à vos besoins particuliers. Savez-vous reconnaître les symptômes du choc hypothermique, de l’hypothermie, de l’épuisement par la chaleur et d’une réaction allergique? Savez-vous comment arrêter un saignement, administrer la respiration artificielle ou traiter une personne en état de choc? Si ce n’est pas le cas, suivez dès que possible un cours de secourisme

Avant de partir

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Inspecter votre navire

Avant de partir, prenez quelques minutes pour vérifier si vous êtes prêt à naviguer en toute sécurité. Ces précautions réduiront les risques lorsque vous vous trouverez sur l’eau. Plus de la moitié des appels à l’aide sont le fait de plaisanciers qui ont des problèmes de moteur, y compris des pannes sèches! Le fait de conduire une navire que vous savez hors d’état de naviguer est contraire à la loi. Votre navire, son moteur et tout l’équipement doivent être en bon état de fonctionnement. Que vous soyez propriétaire d’une navire ou que vous la louiez ou l’empruntiez.

Veillez à expliquer la conduite sécuritaire à toutes les personnes à bord avant de partir. Indiquez à vos invités où se trouvent les équipements de sécurité et la façon de les utiliser. Assurez-vous qu’au moins une personne à bord sait comment conduire l’navire, au cas où il vous arriverait quelque chose.

Surveiller les conditions météorologiques

Les conditions météorologiques et l’état des eaux jouent un rôle important en ce qui concerne votre sécurité sur l’eau. Avant de partir, consultez les prévisions récentes dans votre région et assurez-vous de les comprendre. Vous devez également connaître les facteurs locaux (comme la topographie) qui peuvent faire que les conditions météorologiques diffèrent des conditions prévues. Les gens qui connaissent bien la région sont la meilleure source d’information à cet égard.

Comme les orages d’été peuvent surgir rapidement et subitement, surveillez le ciel. S’il commence à s’assombrir et à s’ennuager, et si les conditions changent rapidement, dirigez-vous vers la côte. Vérifiez à l’avance des cartes marines à jour afin que vous sachiez où trouver refuge.

Préparer un plan de navigation et le faire connaître

Un plan de navigation comprend l’itinéraire que vous comptez suivre ainsi qu’une description de votre navire. Un plan de navigation est aussi appelé plan de route. Quel que soit son nom, vous devriez en produire un avant de partir – même si ce n’est que pour une heure ou deux.

Confiez votre plan de navigation à une personne en qui vous avez confiance et dites-lui de communiquer avec un Centre de sauvetage si vous êtes en retard.

Si vous effectuez un long voyage, vous devrez produire un compte-rendu de position quotidien, surtout si votre itinéraire prévu a changé. N’oubliez pas d’informer les personnes désignées que vous êtes revenu ou que vous êtes arrivé en toute sécurité à votre escale suivante, sinon elles pourraient s’inquiéter et lancer une recherche, ce qui pourrait accaparer inutilement les ressources de recherche et sauvetage.

Pour rendre la navigation plus sécuritaire, vous devez transporter les effets suivants et ce, en fonction de chacune des régions où vous prévoyez naviguer :

  • la version la plus récente de la carte à l’échelle la plus grande ;
  • la version la plus récente des documents et des publications connexes comme le Bloc marine, les tables des marées et courants et les diverses instructions nautiques.

Faire preuve de prévoyance pour éviter les dangers

Être prêt, ce n’est pas seulement avoir une navire et un équipement en bon état de fonctionnement. Vous devez également :

  • vérifier les cartes marines pour repérer les obstacles aériens, les ponts et les câbles sous-marins dans votre secteur de navigation ;
  • lire les cartes marines et le Bloc marine  vous aideront à en apprendre davantage sur le niveau des eaux, les périodes de marée basse, étale et haute, ainsi que la direction des courants ;
  • parler aux résidents de l’endroit qui connaissent les eaux pour savoir si vous naviguez dans une région non cartographiée. Ces personnes pourraient vous décrire les conditions locales de vent, de courant, ainsi que les zones dangereuses.

Faire un ravitaillement sécuritaire en carburant

Les fuites ou les déversements de carburant ne sont pas seulement nuisibles au milieu marin, mais constituent aussi un risque d’incendie. Suivez les étapes suivantes lorsque vous effectuez un ravitaillement. C’est la façon sécuritaire de procéder :

  • Amarrez convenablement votre navire pour éviter tout déversement.
  • Coupez tous les moteurs.
  • Faites débarquer tous les invités.
  • Éteignez toutes les flammes nues.
  • Ne fumez pas.
  • Mettez hors tension les commutateurs électriques et les blocs d’alimentation.
  • N’utilisez pas d’appareils électriques.
  • Fermez les hublots, les écoutilles et les portes de cabine.
  • Assurez-vous de connaître la capacité du réservoir afin d’éviter tout débordement. Vous avez l’obligation d’éviter les fuites et les déversements de carburant sur la coque ou dans l’eau
  • Nettoyez tout dégât et jetez le chiffon ou le linge utilisé dans un conteneur approuvé.
  • Avant de démarrer le moteur, vérifiez s’il y a une odeur qui signale la présence de vapeurs dans le compartiment moteur.

Attention au monoxyde Carbone

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz mortel invisible, inodore et sans saveur. Le CO pénètre dans vos poumons et vous asphyxie en bloquant l’alimentation en oxygène, ce qui entraîne la mort en quelques minutes. Soyez vigilant! Les symptômes d’une intoxication au CO peuvent être, entre autres, des maux de tête, la nausée et la fatigue : vous risquez de les confondre avec le mal de mer ou la grippe

Le CO peut provenir de tout ce qui brûle un carburant ou un combustible à base de carbone (essence, propane, charbon de bois, mazout, etc.). Ainsi, il peut être produit par les moteurs, les génératrices à essence, les appareils de cuisson, les appareils de chauffage ou autres appareils semblables. Le CO se comporte beaucoup comme l’air. Il ne monte pas et ne descend pas, mais se disperse uniformément dans les espaces fermés.

Voici quelques conseils pour vous aider à protéger les autres et vous-même contre l’intoxication au CO :

  • Faites tourner votre moteur au ralenti seulement dans les endroits bien aérés. Un vent arrière peut facilement ramener le CO dans l’navire.
  • Ne chauffez la cabine que dans un endroit bien aéré.
  • Ne cuisinez que dans un endroit bien aéré.
  • Assurez-vous que les rallonges de cabine et les espaces couverts d’auvents de toile sont bien aérés.
  • N’utilisez que des moteurs ou des appareils à combustion qui sont certifiés ou conçus à des fins maritimes, et ce, uniquement dans des endroits bien aérés.

Sachez que le CO peut s’accumuler dans l’un des cas suivants :

  • deux navires sont amarrées ensemble;
  • votre navire est arrimée le long d’une digue;
  • des gaz d’échappement se répandent dans l’espace entre des pontons;
  • un appareil ou un moteur à combustion fonctionne quand votre navire est stationnaire.

Réduire les risques d’explosion des appareils à combustion

Les émanations d’essence ainsi que les fuites de propane ou de butane sont plus lourdes que l’air et se disperseront rapidement dans les parties inférieures de votre navire. Elles sont difficiles à évacuer et sont très explosives. Les appareils à bord fonctionnant au propane ou au butane peuvent donc poser un risque plus élevé que l’essence.

Toute embarcation équipée d’un moteur à essence ou d’appareils fonctionnant au propane doit être munie de dispositifs électriques offrant une protection contre l’inflammabilité. En usage normal, ces dispositifs sont conçus de façon à ne pas provoquer l’explosion des émanations ou des vapeurs d’essence ou de propane, en empêchant la propagation d’étincelles. N’utilisez que des composants électriques dont l’étiquette indique clairement qu’ils offrent une protection contre l’inflammabilité.

Le chargement de votre navire

Il est dangereux de surcharger votre embarcation, que ce soit avec des personnes, de l’équipement ou les deux. La sécurité de votre navire sur l’eau dépend de la charge que vous y embarquez et de l’endroit où vous la placez. Une charge trop lourde déstabilisera votre navire et permettra aux petites vagues de submerger votre embarcation. Il réduira également sa marge de roulis avant que ses flancs ne soient submergés. Plus la charge à bord est importante, plus votre embarcation sera soumise au roulis et plus vous aurez du mal à la ramener à la normale.

Quelques conseils :

  • distribuez uniformément le poids des occupants et de l’équipement;
  • fixez bien les équipements pour éviter qu’ils ne se déplacent;
  • faites en sorte que la charge soit aussi légère que possible;
  • familiarisez-vous avec les limites et la tenue de votre embarcation ;
  • gardez votre centre de gravité aussi bas que possible si vous devez vous déplacer dans l’embarcation.

En navigation

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Tout le monde a le droit de passer des moments agréables sur l’eau en toute sécurité. Ainsi, tous les plaisanciers ont la responsabilité de respecter les règles et de partager les voies navigables avec la faune, les nageurs, les plongeurs, les autres plaisanciers et embarcations. Cela signifie que vous devez connaître et respecter les règles qui s’appliquent à votre navire, ainsi qu’aux eaux dans lesquelles vous naviguez.

Éviter les situations dangereuses et rester attentif

Surveillez constamment les autres bâtiments sur l’eau. Si vous manoeuvrez à proximité de gros navires, n’oubliez pas qu’il est plus difficile pour leur pilote de vous voir ou de modifier leur route pour vous éviter. Le tempsqu’il leur faut pour s’arrêter est également plus long. Voilà de bonnes raisons pour leur céder le passage.

Certains plaisanciers ne se rendent pas comptedu risque qu’ils prennent lorsqu’ils traversent une route de navigation ou passent devant un gros navire. Comme ces navires ne vous verront probablement pas avant qu’il ne soit trop tard, rappelez-vous ce qui suit.

  • Restez toujours attentif et soyez prêt à céder le passage aux gros navires en toute sécurité, en tenant compte des conditions météorologiques et de l’état des eaux. Si vous en avez, utilisez un radar et une radio.
  • Si possible, les petites embarcations devraient se déplacer en groupe pour être plus visibles.
  • Restez à quai par vents forts ou par temps de brouillard.
  • Tenez-vous loin des des navires remorqués et des bateaux de pêche au travail.

Lignes directrices relatives aux embarcations de plaisance

La sécurité et la sûreté de votre navire, des membres de votre équipage et de vos passagers relèvent de votre responsabilité.

Sécurisez votre embarcation lorsque vous laissez votre embarcation sans surveillance et verrouillez si possible les portes extérieures et les hublots. Si vous prévoyez de laisser votre navire sans surveillance pendant un certain temps amarrez-la conformément aux règlements du port local, verrouillez le commutateur d’allumage du moteur pour en prévenir le vol ou l’utilisation non autorisée et emportez toujours la clé de contact.

Nous savons que la plupart des plaisanciers respectent la loi et que des activités qui semblent suspectes peuvent ne pas être répréhensibles. Posez-vous néanmoins les questions ci-dessous et faites preuve de jugement pour décider si vous devez ou non signaler aux autorités compétentes une activité dont vous êtes témoin :

  • Est-ce que des personnes non autorisées tentent d’avoir accès à des navires ou à des installations?
  • Les membres d’équipage du navire sont-ils inhabituels pour le type de navire en question?
  • Les membres d’équipage hésitent-ils à quitter le navire pendant son entretien ou prennent-ils des mesures de sûreté inhabituelles?
  • Le navire est-il amarré ou navigue-t-il sans feux dans l’obscurité?
  • Voyez-vous des lumières clignoter entre les navires ?
  • Les membres d’équipage récupèrent-ils ou jettent-ils des objets dans la voie navigable ou sur la rive?
  • Des personnes ou des objets sont-ils transférés entre des navires, entre un navire et la côte?
  • Les propriétaires du navire se montrent-ils réticents à s’identifier complètement auprès d’un port de plaisance ou d’unea dministration portuaire?
  • Est-ce difficile pour ces autorités de trouver les propriétaires?
  • Y a-t-il une activité de plongée inhabituelle?

Reagir en situation d’urgence

Êtes-vous prêt à faire face à une situation d’urgence? Savez-vous comment transmettre un message de détresse? Effectuer un appel rapidement et savoir comment demander de l’aide en cas d’urgence peut vous sauver la vie ?

La présence d’équipement compatible au SMDSM n’est pas obligatoire à bord des navires de plaisance, mais elle est recommandée. Si vous

possédez cet équipement, raccordez-le à un récepteur GPS pour que votre position exacte soit transmise automatiquement en cas d’urgence sous forme d’alerte de détresse au format numérique. De cette façon, les sauveteurs sauront immédiatement où vous êtes et arriveront plus tôt sur les lieux.

Le Canal 16 en mer et le numéro 196 à  terre

La radio maritime VHF est généralement le moyen le plus efficace pour transmettre une alerte de détresse.

  • En mer, c’est le canal 16 de la VHF qui est le moyen le plus approprié pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs, le 196 étant plutôt destiné aux appels effectués depuis la terre ferme, par exemple par des témoins constatant la présence d’une embarcation en détresse depuis le rivage
  • En plus des numéros d’urgence existants, la France s’est doté depuis le 5 juin 2014 du numéro 196 destiné au secours spécialisé dans les urgences maritimes. Les appels aboutiront via le numéro d’appel gratuit 196 aux CROSS, centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage maritime

Sachez où vous êtes en tout temps et soyez prêt à décrire votre position avec précision. Si vous appelez un autre navire sur le canal 16, changez de fréquence pour continuer votre communication.

Signaux de détresse

Si vous êtes témoin d’un signal de détresse, vous êtes tenu par la loi de déterminer si vous êtes en mesure de venir en aide aux personnes en détresse sans mettre en danger votre vie ou la sécurité de votre navire. N’envoyez un signal de détresse que dans une situation d’urgence réelle. Émettre un faux signal de détresse constitue une infraction à la loi et accapare le temps du personnel de recherche et sauvetage, qui pourrait de fait ne pas être disponible ou trop éloigné pour répondre à une véritable urgence.

Récupérer une personne passée par-dessus bord

Pourriez-vous récupérer une personne tombée à l’eau si elle n’est pas en état de vous aider? Si vous tombiez par-dessus bord, les autres passagers seraient-ils en mesure de vous sortir de l’eau?

Selon les conditions météorologiques, et à bord de certaines embarcations, il est plus prudent de porter un harnais de sécurité muni d’un mécanisme

à déclenchement rapide et d’être relié par un filin de sécurité à votre navire. Ce dispositif pourrait vous éviter de passer par-dessus bord, sauf, bien sûr, si l’embarcation chavire. Si vous connaissez les procédures suivantes et vous exercez à les appliquer avec vos passagers, vous réduirez le

risque de panique en cas d’urgence. :

Si quelqu’un passe par-dessus bord, déclenchez le mode MOB du GPS, puis :

  • ralentissez ou arrêtez les moteurs si cela est possible, et lancez un objet flottant pour lui venir en aide (ou pour indiquer l’endroit où la personne a
  • coulé, si tel est le cas);
  • chargez quelqu’un de surveiller la personne passée par-dessus bord;
  • manoeuvrez votre navire avec prudence pour récupérer la personne tombée à l’eau;
  • lancez à la personne dans l’eau une bouée de sauvetage rattachée à l’embarcation et faites-la remonter du côté exposé au vent.

Les plaisanciers devraient bien connaître et savoir comment appliquer diverses techniques de récupération d’une personne passée par-dessus bord. Ils devraient également être en mesure de déterminer la manoeuvre la plus efficace, en tenant compte d’un ensemble de facteurs comme l’état des eaux et l’état de la personne qui est tombée. Pensez enfin à vous servir des drisses et des winch pour hisser la personne à bord.

Conseils de survie en eau froide

Si vous tombez à l’eau, faites tout ce que vous pouvez pour économiser votre énergie et conserver votre chaleur corporelle. Nagez seulement pour rejoindre d’autres naufragés ou vous mettre en sécurité. Ne nagez pas pour vous réchauffer.

Pour prolonger votre survie :

  • portez un gilet de sauvetage homologué. Sans lui, vous perdrez une énergie précieuse à essayer de garder la tête hors de l’eau;
  • grimpez sur un objet flottant proche pour sortir de l’eau la plus grande partie possible de votre corps;
  • limitez la perte de chaleur en croisant les bras et en les serrant sur la poitrine, puis ramenez les cuisses près des bras;

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Bonne navigation en toute sécurité !

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