Site icon

Sécheresse : les départements du Sud-Est maintiennent les restrictions d’eau

Depuis le mois de mars 2022, les départements des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var ont été successivement en crises et alertes à la sécheresse en raison d’une recharge d’eau déficitaire par rapport à la normal.

Les marins et plaisanciers, ainsi que les professionnels du nautisme, du yachting et des chantiers navals, se sont retrouvés en difficultés durant de nombreuses semaines en raison du fait qu’ils avaient interdiction d’utiliser l’eau pour laver les engins nautiques (terme à interpréter au sens large) à l’exception de ceux ayant une obligation réglementaire ou technique, et les organismes liés à la sécurité.

Une grande incompréhension et beaucoup de contrariétés ont été exprimés sur les quais par les usagers qui font face à ces restrictions pour la première fois, et qui ont eu une grande peine à comprendre l’enjeu de la situation.

D’autant que le sentiment d’inégalité de traitement a été accentué par la possibilité pour les navires d’utiliser l’eau douce qui provient du dessalinisateur de bord, ce que tous les plaisanciers n’ont pas forcément.

De plus, les professionnels du yachting se sont retrouvés dans un dilemme inédit entre le fait d’offrir une prestation de qualité à bord d’un navire astiqué, et le respect des restrictions d’usage de l’eau au risque de porter préjudice au client.

De nombreux contrôles ont été effectués sur les ports du Sud-Est, en particulier les ports du département des Alpes-Maritimes, par les agents de la Préfecture, et de multiples infractions ont été constatées et poursuivies.

De nouvelles mesures jusqu’au 15 novembre 2022 dans les Alpes-Maritimes :

Dans les Alpes-Maritimes, entre les mois de septembre 2021 et mars 2022, la recharge en eau a été particulièrement déficitaire, avec des précipitations réduites de 40% à 60% par rapport à la normale.

Ces mesures s’inscrivent au deuxième rang des valeurs les plus basses depuis 1959, et la pluviométrie du mois de septembre 2022 est encore largement déficitaire (-35% par rapport à la moyenne).

« Les précipitations localisées du mois d’août ont permis de soulager temporairement les niveaux de certains cours d’eau superficiels, mais ne permettent pas d’inverser durablement la tendance de fond. Jusqu’en octobre 2022, Météo France prévoit un scénario plus chaud que la normale saisonnière » indique par communiqué la Préfecture des Alpes-Maritimes.

Pour cette raison, le préfet des Alpes-Maritimes a décidé de prendre les mesures suivantes par arrêté préfectoral n°2022-184 du 15 octobre 2022, applicables jusqu’au 15 novembre 2022 :

Quitter la version mobile