Après Antibes et Cannes, le Belem fera escale au port de Nice

Décidément, la Côte d’Azur est gâtée en cette fin de saison estivale 2018. Les navires les plus grands, les plus connus ou les plus insolites ont tiré des bords entre Monaco, Saint-Tropez et Cannes, parmi lesquels le voilier classique Manitou (ancienne propriété du Président J.F Kennedy sur lequel il séduit Marilyn Monroe), les navires A (voilier et Motor Yacht), le Maltese Falcon, l’Hermione en début de saison, le Quantum Blue, le Dilbar.

Et après plusieurs jours de relâche au port Vauban d’Antibes et au port de Cannes, le dernier trois-mâts barque français le Belem fera sa dernière escale azuréenne au port de Nice au mois d’octobre, avant de repartir du côté de Sète.

Prévu du 4 au 8 octobre, il sera ouvert aux visites le 7 octobre précisément, au tarif de 6 euros. Il sera amarré sur le quai RIBOTY (côté Est du port).
Chaque escale est un succès. À Marseille, près de 3 000 visiteurs sont venus l’admirer.

« Les navires comme ceux-là ont tendance à se saluer quand ils entrent au port, c’est une tradition. Mais une partie des sons émis par le Belem sont aussi des sons réglementaires, qui indiquent le type de manœuvre ​​​qu’il est en train de faire, pour prévenir tout le monde autour de lui. » rapporte le Vice-Président de la Société des Régates d’Antibes à France 3 Côte d’Azur.

Aura-t-il au port de Nice la même arrivée que celle qu’il a eue à Antibes, ou la même que celle de l’Hermione ?

Ce navire école est, en effet, le dernier trois-mâts barque français à coque en acier, un des plus anciens en Europe en état de navigation et le second plus grand voilier restant en France. Il a été d’ailleurs l’un des tout premiers navires à être classé monument historique.

Construit à Nantes, utilisé notamment dans les Antilles, puis tour à tour anglais, italien puis à nouveau français, cet ancien voilier de charge, plusieurs fois transformé, motorisé et rebaptisé, pour divers usages (croisière de luxe et navire-école), fut finalement déniché par hasard à Venise dans un piteux état à la fin des années 1970, par un amateur nostalgique.
Racheté grâce à l’appui d’une grande banque française qui finance la fondation qui entreprend sa restauration, il est aujourd’hui reconverti dans le cabotage, offre des stages d’initiation et de découverte aux passionnés, sert entre autres et accessoirement à la Marine Nationale pour l’entraînement de ses mousses et apparaît dans les grands rassemblements de vieux gréements traditionnels.

Un trois-mâts barque est un navire a deux mâts gréés entièrement en voiles carrées (grand-mât et mât de misaine) et un mât gréé en voiles auriques (mât d’artimon à l’arrière), comme c’est le cas du Belem qui dispose de 1200 m2 de voilure (22  voiles au total).

Cet article, publié dans Culture, Port, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s