Nautisme : une entreprise convertie des épaves en habitations à terre

Utile, ingénieux, insolite, l’idée est simple, mais le résultat est étonnant. Des centaines de milliers de bateaux de plaisance construits en polyester depuis les années 1960 sont aujourd’hui en fin de vie, 1/3 dans le jardin des particuliers, 1/3 dans les chantiers et 1/3 dans les Ports.

Le sujet des épaves maritimes et de la déconstruction navale est très actuel. Les ports, les maires des communes littorales, et même la Fédération des Industries Nautiques, ont compris que la défense du patrimoine environnemental passera par cette nouvelle filiale, cette nouvelle activité, qui sera de plus en sollicitée, vu le nombre croissant de navires à l’abandon dans les ports, sur les plages et le littoral.

La société Bathô a souhaité prendre part à ce nouveau tournant, mais en innovant le concept du recyclage des épaves.

Passer d’un habitat sur l’eau à un habitat sur terre, l’idée n’est pas révolutionnaire en soi. Ce qui l’est, c’est l’esthétisme, la réussite et le contexte du projet.

« Proposer aux visiteurs une croisière immobile le long des rivières, canaux, lacs et marais de notre territoire », c’est l’intention de ce chantier naval de l’économie sociale et solidaire.

Le concept : rénover d’anciens voiliers des années 60, 70 et 80 devenus inaptes à la navigation pour les convertir en habitations insolites pouvant accueillir 2 à 4 personnes.

Les moteurs et accessoires de navigation des bateaux sont démontés et recyclés. Les cabines et les coques sont conservées, les aménagements intérieurs améliorés pour créer un hébergement de plein air insolite et confortable. Ils offrent aux occupants une véritable « Suite » comprenant carré – salon, couchages, cuisine, sanitaire, terrasse, pont extérieur et le charme d’une cabine de marin.

Il n’y a aucune construction ni scellement au sol pour préserver l’environnement. Les navires sont posés sur la terre ferme, sur des bers stables. Ils peuvent même être reliés entre eux par des jeux de ponton et de terrasse, et être assemblés comme un véritable Port-Camping, concept qui n’existe pas jusque là.

Les embarcations sont appelés les « Bathô », du nom du chantier naval. Ils sont connectables au réseau eau et électricité, ou en autonomie complète, et peuvent être personnalisables aux souhaits des propriétaires ou futurs propriétaires comme des professionnels du tourisme ou des particuliers ; les travaux sont réalisés entièrement par les équipes du chantier naval : menuiserie, composite, peinture, agencement, etc, ainsi que la livraison et l’installation.

Les projets déjà réalisés : chambre d’hôtes, bureau, salle de jeux, chambre d’amis ou une pièce de plus dans le jardin.

En plein dans le tourisme durable, le chantier naval Bathô est une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) basée à Nantes.

La déconstruction d’un navire peut parfois coûter cher, entre 1500€ et 3000€ euros, d’où la raison pour laquelle les propriétaires d’épaves ne s’en débarrassent pas. Or, utilisé comme hébergement insolite, « il pourrait rapporter 10000 euros par saison pendant une dizaine d’années » selon Didier TOQUÉ, fondateur du chantier naval Bathô.

10000 à 20000 euros, c’est le prix clé en main d’un voilier converti en hébergement insolite avec une terrasse de 12 m2.

Pour plus d’informations sur la société Bathô, rendez-vous sur www.batho.fr.

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