Quand le progrès technique tue le métier de marin

Les robots vont-ils tuer l’emploi ? Cette question posée depuis une trentaine d’années et dont s’emparent les partis politiques de droite comme de gauche ne trouvent pas de réponse définitive, bien que par sophisme, on répond que la robotisation ne tue pas le travail, mais qu’elle le transforme.

Pourtant, selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, plus de trois millions d’emplois sont menacés à l’horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés. Et nous en voyons déjà les effets en 2017 dans le milieu maritime.

En effet, le Wall Street Journal a annoncé le 22 juillet dernier que le premier navire porte- conteneurs autonome serait mis à l’eau dès l’année prochaine en 2018.

Le “Yara Birkeland”, que son constructeur norvégien surnomme le “Tesla des mers”, sera entièrement électrique et capable de transporter 100 conteneurs à son bord.
Il est équipé de nombreux capteurs lui permettant de naviguer seul dans les eaux de la mer du Nord.
Avec un coût de plus de 20 millions d’euros, le “Yara Birkeland” est trois fois plus cher à construire qu’un porte-conteneurs normal.

Mais les ingénieurs de Yara affirment qu’en supprimant le besoin d’équipage ou de carburant, les coûts engendrés annuellement par le navire seront réduits de 90 %.

“Le “Yara Birkeland” commencera comme un navire habité, avant d’être contrôlé à distance en 2019 et finalement complètement autonome à partir de 2020”, a indiqué la compagnie sur son site en mai.

Fin 2018, le navire commencera donc à faire la liaison entre le port de Porsgrunn et celui de Brevik, dix kilomètres plus bas.

Plus d’équipage, plus de marin. Cela annonce-t-il la fin du métier de navigant maritime ? Cela sera-t-il étendu aux embarcations fluviales ? Aux aéronefs et autres avions ?

Et si le navire autonome est victime de piraterie en haute mer, ou de brigandage sur le littoral, n’y aura-t-il donc personne pour défendre la cargaison ou le navire ?

Autant de questions qui méritent d’être posées et qui amènent à la réflexion sur le progrès technique et l’emploi dans les secteurs qualifiés.

Depuis 20 années déjà, les équipages des navires militaires et des navires marchands diminuent à vitesse grand V en raison de l’augmentation du matériel technologique, qui a pour conséquence de ne plus nécessiter d’autant de marins pour effectuer les tâches spécifiques, ce qui génère des économies conséquentes pour les armateurs ou pour l’État, bien qu’à l’heure actuelle, la plus grande part du budget d’armement n’est pas la masse salariale mais l’armement sécuritaire du navire en raison des normes internationales de plus en plus contraignantes.

Informations relevées sur la Gazette de la Chambre Arbitrale Maritime de Paris, via Armateurs de France.

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2 commentaires pour Quand le progrès technique tue le métier de marin

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