Après l’éolien, Cherbourg parie sur l’hydrolien

Les hydroliennes développées par l'Irlandais Openhydro sont testées sur le site de Paimpol Bréhat. DCNS

La région veut gagner sa place dans le secteur encore confidentiel de l’hydrolien. Avec comme tête de pont, le port de Cherbourg. Une délégation revient de Dublin, incontournable dans ce domaine.
Dublin tient jusqu’à aujourd’hui un salon consacré aux énergies marines. Et plus particulièrement à l’hydrolien. Depuis que la Basse-Normandie a décroché la timbale avec l’éolien offshore, et la contruction d’usines sur le port de Cherbourg, la région se sent pousser des ailes.

Et elle anticipe. Ports Normands Associés, l’entité qui gère Cherbourg et Caen-Ouistreham vient d’annoncer son intention d’injecter 60 millions d’euros pour gagner 35 ha sur la mer à Cherbourg. Des terrains pour accueillir des industries centrées sur l’hydrolien.

À Dublin, Laurent Beauvais, président de la région a rappelé ses ambitions : « Au moment où l’État projette d’exploiter les courants marins, les enjeux sont forts. Il s’agit tout d’abord de conforter le port de Cherbourg comme pôle majeur dans le domaine des énergies renouvelables, ensuite de poursuivre la diversification et la densification du tissu économique local et régional à partir de cette filière. » Il y a des emplois à la clé et le port de Cherbourg espère retrouver son lustre.

Le port le mieux placé:

Un troisième appel d’offres concernant les énergies renouvelables sera sans doute lancé au printemps 2013. Un autre volet, hydrolien, cette fois, pourrait apparaître. Il s’agirait d’exploiter une ferme expérimentale d’une dizaine de machines dans le raz Blanchard, là où les courants sont les plus forts d’Europe.

L’hydrolien passionne les industriels. DCNS et EDF ont pris de l’avance, en s’alliant avec Openhydro, une petite société irlandaise, qui conçoit et développe les machines. Une délégation d’élus bas-normands a pu apprécier l’avance acquise par entreprise dans le domaine.

Mais le raz Blanchard attire d’autres convoitises. Celle d’Alstom qui vient d’acquérir une autre technologie auprès de l’anglais Rolls Royce, où encore celle de GDF alliée à l’allemand Voigt. À terme, le raz Blanchard, pourrait être tapissé d’un millier de machines pour produire l’équivalent d’un EPR.

Cela fait rêver, bien sûr, mais la technologie n’est pas encore complètement acquise. « Il reste des difficultés », reconnaît Frédéric Le Lidec, patron de DCNS énergies renouvelables. Notamment pour la maintenance de ces machines et le transfert de l’énergie.

Et si DCNS a aujourd’hui de l’avance grâce à Openhydro, celle-ci pourrait vite fondre. En effet, Thalès, principal actionnaire, n’est pas forcément très chaud pour continuer l’aventure. On en saura plus en décembre, lors d’un conseil d’administration.

Cherbourg ne s’inquiète pas outre mesure de ces interrogations. Pour Jean-Michel Sévin, directeur de PNA, l’investissement sur le port est essentiel pour faciliter la venue des entreprises. « Cherbourg, est le port physiquement le mieux placé pour l’exploitation des hydroliennes du raz Blanchard. Ça ne changera pas. »

La consultation publique pour l’extension du terre-plein des Mielles débute ce soir à Tourlaville. Une seconde réunion est prévue le 19 novembre à Cherbourg. « Tout le monde doit être associé à ce grand projet. »

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